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Écrire une comédie policière : faire rire sans oublier l’enquête

  • 10 août
  • 2 min de lecture

J’ai toujours aimé regarder des comédies policières américaines en famille, et en même temps, j’ai aussi été bercée à coups d’Hercule Poirot, Arabesque ou encore Columbo.


Alors, quand j’ai commencé à construire mon premier policier, j’ai pris soin de peaufiner mes personnages et de choisir la victime. Et j’ai été confrontée au meurtre. Et à l’ancienne, il n’y avait pas toute cette violence. Juste un meurtre rapide, et puis une enquête avec un enquêteur qui a du nez.



Faire rire, mais pas au détriment de l’enquête

Dans une comédie policière, il y a quand même un meurtre. Et c’est sans doute là que l’exercice devient le plus délicat. Je veux pouvoir faire rire mes lecteurs sans transformer la victime ou le crime en plaisanterie.

Mais il était hors de question pour moi de faire dans le sanglant, car cela n’a jamais été à mon goût. Et d’un autre côté, il était évident que je voulais de la légèreté à travers les personnages.


L’humour vient donc plutôt des personnages, de leurs réactions, de leurs défauts ou des situations dans lesquelles ils se retrouvent.


Semer des miettes

Laisser des miettes pour mener le lecteur jusqu’au coupable, mais pas trop pour ne pas lui dévoiler la solution trop tôt.


Il faut lui donner suffisamment d’éléments pour qu’à la fin, il puisse se dire : « Mais oui ! C’était sous mon nez depuis le début ! » Sans pour autant lui permettre de trouver le coupable au troisième chapitre.


Et là, c’est un véritable jeu de piste. Un détail qui semble insignifiant peut prendre tout son sens plusieurs chapitres plus tard. Un personnage peut attirer l’attention alors que le véritable indice se trouve ailleurs.

Le but n’est pas de tricher avec le lecteur. Au contraire : je veux qu’il ait les cartes en main. Mais je n’ai certainement pas l’intention de les lui ranger dans le bon ordre.


Et Chassepierre dans tout ça ?

C’est probablement de ce mélange qu’est née la commissaire Chassepierre. Je voulais une véritable enquête policière, mais je voulais aussi m’amuser en l’écrivant.


J’avais envie d’écrire un livre que j’aurais eu envie de lire.


Et vous, dans un roman policier, vous aimez une touche d’humour ou vous préférez les enquêtes plus sombres ?

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